Bien dans son job, bien dans sa tête : et si mieux se connaître était la clé ?
Vous avez le ventre noué le dimanche soir ? Vous avez l’impression de ne plus être à votre place ? Ou peut-être cherchez-vous un emploi sans savoir quelle direction prendre ? Lorsque le travail ne nous épanouit plus ou que l’on peine à trouver sa voie, notre bien-être mental peut en souffrir. Heureusement, des outils comme le bilan de compétences permettent de prendre du recul et de mieux comprendre ce qui nous motive vraiment. Pour en parler, nous avons rencontré Olivier Van Spitael, coordinateur au sein de l’ASBL Déclics Emploi.
Quels sont les facteurs qui influencent le bien-être au travail ?
On pense souvent que le mal-être au travail est uniquement lié à la charge de travail ou au stress. Pourtant, les raisons peuvent être bien plus variées.
Les attentes professionnelles évoluent avec le temps. Comme l’explique Olivier, « après un certain temps, on se rend compte que ce n’est plus une activité dans laquelle on s’épanouit ». En effet, « certaines personnes ont besoin de nouveauté, d’autres réalisent qu’elles ont besoin de davantage de contacts humains ou, au contraire, d’un environnement plus calme ». Le sentiment d’utilité compte aussi : « Il y a des personnes pour qui donner du sens à ce qu’elles font, se sentir utiles, c’est vraiment un point important. »
Le métier n’est toutefois pas le seul facteur. L’ambiance, les horaires, l’organisation ou le management influencent également le bien-être psychologique. Un cadre soutenant peut faire la différence : « Si on est dans un environnement qui va nous soutenir, qui est à l’écoute, c’est plus valorisant. »
Quand faire un bilan de compétences ?
Il ne faut pas être au bord de la rupture pour s’interroger sur son avenir professionnel.
Mieux vaut même agir en amont. Pour Olivier, « on peut faire un bilan de compétences dès qu’on se questionne, si on voit qu’il y a des choses qui changent et qui ne nous conviennent plus. Ça permet d’aborder les choses beaucoup plus sereinement que lorsqu’on est au pied du mur. »
Le bilan de compétences ne sert donc pas uniquement à changer de métier. Il peut aussi confirmer un choix, soutenir une évolution dans sa fonction actuelle ou redonner du sens à son parcours.
Le bilan de compétences : un temps d’arrêt pour mieux avancer
Le processus commence par l’analyse du parcours : études, expériences, réussites, difficultés et valeurs. À partir de ces éléments, précise Olivier, « on va analyser ce qui a motivé la personne, les compétences qu’elle a développées et celles qui l’épanouissent le plus. »
Des tests d’intérêts et de personnalité complètent ensuite la réflexion. Leur but n’est pas d’enfermer la personne dans une catégorie ni de lui imposer un métier, mais de mieux cerner son fonctionnement, ses besoins et les environnements où elle pourrait s’épanouir.
Au fil du bilan de compétences, certain·e·s confirment une intuition, tandis que d’autres découvrent des métiers ou des secteurs inattendus. L’accompagnement aide alors à évaluer ces pistes avec réalisme, à préciser les étapes à franchir et à construire un projet adapté à sa situation personnelle.
Vers qui se tourner lorsqu'on s'interroge sur son avenir professionnel ?
Le bon interlocuteur ou la bonne interlocutrice dépend de la situation. Olivier détaille : «Un·e demandeur·se d’emploi peut se tourner vers un·e conseiller·e du Forem ; une personne en incapacité de travail, vers un·e coordinateur·trice retour au travail ; une personne en situation de handicap, vers un service d’accompagnement. Un·e salarié·e peut s’adresser au service RH ou aux responsables de la formation de son entreprise. »
Et même sans entamer immédiatement un bilan de compétences, échanger constitue déjà un premier pas : « C’est toujours bien de pouvoir partager les choses et de ne pas garder tout pour soi. »
Comment retrouver confiance en soi professionnellement ?
Le travail influence fortement l’image que nous avons de nous-mêmes. Lorsqu’on enchaîne les refus d’embauche, qu’on traverse une période d’inactivité ou qu’on évolue dans un environnement dévalorisant, la confiance peut être sérieusement fragilisée.
« Lors de nos formations bilan, on essaie de comprendre comment fonctionnent la confiance en soi et l’estime de soi, puis de faire de petits exercices pour en récupérer progressivement. » nous explique Olivier.
Cette confiance ne revient toutefois pas du jour au lendemain : elle se renforce au fil des expériences, des rencontres et des étapes franchies.
Ainsi, souligne Olivier, « c’est vraiment le processus en lui-même qui va aider : faire des stages, avancer dans son projet, être avec des gens qui vont être soutenant·e·s. »
Ma vie en PLUS
Déclics Emploi, ASBL du réseau Solidaris, propose gratuitement :
- Une formation « Bilan Orientation Projet » (en groupe) destinée aux chercheuses et chercheurs d’emploi, bénéficiaires du RIS ou de l’INAMI.
- Un bilan de compétences (individuel) destiné aux travailleurs du secteur non-marchand privé.