Garde d’enfants malades à domicile : pourquoi l’adopter ?

Le petit dernier est rentré de la crèche avec de la fièvre… Il doit rester à la maison ! Ce scénario, nous l’avons toutes et tous déjà vécu en tant que parents : mais qui va le garder ? Heureusement, des services de garde d’enfants malades à domicile peuvent prendre le relais au chevet de l’enfant.

Qui va garder mon enfant malade ?

Les parents actifs doivent souvent jongler entre urgences familiales et obligations professionnelles. Pour éviter de poser un congé ou de faire appel à des solutions improvisées, le recours à un service d’accueil d’enfants malades à domicile s’impose comme une alternative rassurante pour chacun·e. L’enfant reste dans son environnement familier tout en bénéficiant des soins nécessaires et les parents peuvent se rendre au travail.

Ma vie en PLUS vous propose de lever le voile sur ce métier de l’ombre à travers les témoignages d’une accueillante intervenant à domicile et d’une maman, utilisatrice régulière du service. Entre réconfort parental et encadrement professionnel, découvrez comment ce dispositif fonctionne et comment il peut vous soulager, en tant que parent.

Garde d'enfants malades à domicile : immersion au cœur des familles

Aurélie travaille dans le service d’accueil d’enfants malades à domicile de SOLEA à Frameries. Elle se déplace principalement dans la région de Mons-Borinage mais son service couvre également la Wallonie picarde.

« Quand je me rends dans une famille, je sais que je ne suis pas là uniquement pour surveiller un·e enfant malade. Je suis là pour offrir un cadre rassurant, des soins adaptés et une présence bienveillante dans un moment souvent stressant pour l’enfant et les parents. »

Comment faire appel au service ?

Aurélie nous explique que chaque intervention repose sur un certificat médical. Il est nécessaire que l’enfant ait vu la·le médecin. Le service est accessible via un simple appel téléphonique (0477 880 227) entre 7 et 18h; les familles sont rapidement recontactées pour organiser la prise en charge de 6 à 20h (avec un maximum de 10h de garde/ jour) d’enfants entre 3 mois et 12 ans.

Le service est encadré par une coordinatrice et les accueillant·e·s comme Aurélie sont formé·e·s. Une attention particulière est portée à la prévention et à l’hygiène, en gardant ou en adoptant au mieux les normes établies par l’ONE.

La confiance, le maître mot

Aurélie insiste sur l’importance de la relation de confiance qui se construit dès les premières minutes. Elle prend le temps de poser les bonnes questions aux parents, d’observer l’enfant et d’adapter son approche.

« On arrive parfois dans un domicile, on ne connaît pas l’enfant, les parents ne nous connaissent pas non plus… et en un quart d’heure, il faut réussir à ce que les parents partent au travail en nous faisant confiance! »

Les qualités essentielles : patience et bienveillance

« Il n’y a pas de journée-type. Les soins à l’enfant, la communication avec les parents, le savoir-être… tout cela reste constant, mais chaque situation est unique. Certain.e.s enfants vont nous dire ce qu’ils ou elles ressentent, quels sont leurs besoins… d’autres non, même s’ils ou elles savent parler. Il faut une vraie capacité d’adaptation et d’observation. »

Elle apprend à lire entre les silences, à respecter les peurs… Son rôle dépasse les soins, elle crée un espace de sécurité. Ce métier de l’ombre exige des compétences relationnelles solides, tant avec les enfants qu’avec les parents…

« Dès le matin, il faut discerner très rapidement les attentes des parents, les habitudes et les besoins de l’enfant. Le soir, on fait un rapide compte rendu de la journée. On doit aller à l’essentiel. C’est un métier qui demande de la souplesse, de l’empathie et beaucoup de rigueur. Mais il offre aussi une immense satisfaction : celle de contribuer au bien-être d’un·e enfant et à l’équilibre d’une famille. »

Confier son enfant malade en toute confiance : l’expérience d’une maman

Mélissa récupère Samuel malade à la crèche. Le rendez-vous chez le pédiatre tombe à point nommé : son fils a une gastro et ne pourra pas fréquenter le milieu d’accueil pendant quelques jours.

Mélissa est responsable RH chez Solidaris, elle a une réunion importante au bureau le lendemain, on compte sur elle ! Impossible de rester à la maison. Aucun membre de la famille ne peut assurer la garde au pied levé, les grands-parents sont trop éloignés, les congés presque épuisés, les ami·e·s indisponibles… Mélissa attrape son téléphone et pianote le numéro du service d’accueil d’enfants malades.

Appeler le service de garde à domicile, c’est devenu mon premier réflexe

« Dès que Samuel tombe malade, mon premier réflexe, c’est de contacter le service d’accueil à domicile de SOLEA. Je l’ai déjà utilisé plusieurs fois, et aujourd’hui, je le recommande les yeux fermés. La première fois, j’étais inquiète. Confier son enfant à une personne qu’on ne connaît pas, ce n’est pas évident. Accepter qu’une personne inconnue vienne dans votre maison, dans votre intimité et reste avec votre enfant, ce n’est pas simple. Mon inquiétude s’est vite transformée en confiance. »

Je confie mon enfant à un·e professionnel·le

Ce qui fait la différence pour Mélissa, c’est la qualité de l’accueil et sa personnalisation. L’enfant reste dans son univers, entouré de ses repères, ce qui facilite grandement la journée.

« La puéricultrice de Solea n’arrive jamais les mains vides. Les bras pleins de douceur et de compétences, elle emporte toujours avec elle un énorme sac débordant de jeux et de matériel de bricolage. Selon l’état de santé et de forme de Samuel, elle propose des activités adaptées. »

« Mon fils est toujours très content quand il voit Aurélie arriver. Et moi aussi, parce que je sais que je confie mon enfant à une professionnelle. Les accueillant·e·s d’enfants malades ont suivi une formation aux premiers secours, c’est rassurant. »

En cours de journée, l’accueillante lui donne des nouvelles de Samuel par SMS, Mélissa est rassurée. Et le soir, elle a droit à un débrief complet sur le déroulement de la journée et sur l’état de santé de son fils.

« En tant que parent, on est gagnants sur toute la ligne. Ce service mérite d’être connu davantage . Les médecins, les pédiatres devraient en parler aux parents. « 

Et si vous faisiez appel au service de garde d'enfants malades à domicile ?

Le service d’accueil d’enfants malades à domicile apparaît comme une réponse précieuse aux réalités des familles d’aujourd’hui et plus encore quand on est parent solo. Grâce à la présence d’accueillant·e·s d’enfants formé·e·s, bienveillant·e·s et réactif·ve·s, les enfants bénéficient de soins adaptés dans un cadre rassurant et les parents peuvent assumer leurs obligations professionnelles.

Le témoignage d’Aurélie illustre ce soutien apporté aux familles. Celui de Mélissa montre combien ce service peut transformer une situation de crise en moment de confiance et de grande complicité.

La garde d’enfants malades à domicile : une bouffée d’oxygène pour les familles

Ce dispositif mériterait d’être davantage encouragé et relayé par les professionnels de santé. Il incarne une forme de solidarité concrète, à la croisée du soin, de l’écoute et du soutien parental.

Pour les familles, c’est une bouffée d’oxygène. Pour les enfants, une continuité affective et médicale. Et pour la société, une manière intelligente de concilier santé, travail et bien-être familial.

Ma vie en PLUS

Vous êtes à la recherche d’un service d’accueil d’enfants malades à domicile ? Contactez SOLEA si vous êtes de la région de Mons-Borinage ou de Wallonie picarde ou le Centre de Services à Domicile qui couvre votre région. Certaines communes organisent également ce type de service.

Solidaris soutient les familles en remboursant les services d’accueil d’enfants malades à domicile assuré par un organisme reconnu jusqu’à 900 € par an et à hauteur de 3 € par jour pour les frais de déplacements.

Saviez-vous que vous pouvez déduire fiscalement les frais de garde pour vos enfants de moins de 12 ans ?

Renseignez-vous dès maintenant. Ce service peut vous éviter bien des tracas…