Pourquoi faire vacciner son enfant ?

La vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour se protéger et protéger les autres contre des maladies infectieuses graves. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle permettrait d’éviter chaque année entre 3,5 et 5 millions de décès dans le monde.

Méfiance, vous avez dit méfiance

Malgré leurs efficacités, les vaccins continuent à alimenter la défiance d’une partie de la population et la pandémie de COVID-19 n’y est pas étrangère. La surexposition médiatique et certains discours contradictoires ont attisé la méfiance des plus sceptiques face à ce vaccin développé dans l’urgence.

Cette frilosité à la vaccination s’est étendue ces dernières années à la vaccination infantile. Pourtant, les vaccins sont utilisés depuis des décennies chez des millions d’enfants dans le monde, et les effets secondaires graves sont extrêmement rares, bien plus rares que les complications liées à certaines maladies.

Rappelons-nous l’éradication de la variole – une des plus terribles maladies infectieuses qu’ait connue l’humanité –  grâce aux campagnes massives de vaccination mondiale.

Peur des effets secondaires, inquiétude suscitée par les adjuvants (qui provoqueraient certaines maladies), méfiance face aux laboratoires pharmaceutiques avides de dividendes,…  Comment distinguer le vrai du faux au milieu du flot d’informations qui nous submerge ?

Autant de doutes légitimes quand il s’agit de vacciner son nouveau-né d’à peine 3 mois. Mais aucune étude scientifique n’a pu démontrer la légitimité de ces craintes. On sait désormais que les vaccins sont fiables. Leurs avantages pour la santé dépassent de loin les risques, qui restent très rares et bien maîtrisés.

Recrudescence de la rougeole en Europe

Alors que cette maladie avait pratiquement disparue, le nombre de cas de rougeole, en Europe, a doublé en un an. Pour mémoire, 4 440 cas avaient été déclarés en 2016 (niveau le plus bas) là où les contaminations sont reparties en flèche pour atteindre 127 350 malades en 2024.

La rougeole n’est pas une petite maladie bénigne : elle peut entraîner de fortes fièvres, des complications pulmonaires, neurologiques, et parfois laisser des séquelles durables, voire être mortelle. La rougeole est l’un des virus les plus contagieux : une personne infectée peut en contaminer entre 15 et 18 autres.

En Wallonie, bien que la couverture vaccinale pour la première dose dépasse les 95 %, le second vaccin est souvent négligé, ce qui laisse une partie de la population vulnérable. Cette situation favorise la réapparition d’épidémies, notamment dans les collectivités.

Agir maintenant, c’est protéger demain

Depuis la mise au point du premier vaccin en 1796, la recherche sur la vaccination est en constante évolution: elle tire parti des nouvelles technologies pour contribuer à réduire les risques de certaines maladies ou totalement les éviter.

Se faire vacciner, c’est un acte de solidarité. Cela protège les plus fragiles : nourrissons, personnes immunodéprimées, femmes enceintes, personnes âgées,… C’est aussi un moyen de limiter les hospitalisations et les complications.

Vous avez encore des craintes ? N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin généraliste/pédiatre, les mieux placé·e·s  pour vous conseiller.

Vaccicard, vous connaissez ?

Depuis peu, il est aussi possible d’enregistrer vos vaccins dans votre dossier médical électronique via la plateforme Vaccicard. Ce carnet de vaccination numérique permet à votre médecin de suivre votre statut vaccinal en temps réel et de vous indiquer les rappels nécessaires. C’est aussi un outil précieux en cas d’urgence ou de changement de prestataire de soins. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien·ne pour mettre à jour votre dossier dès aujourd’hui.

Ma vie en PLUS

La majorité des vaccins conseillés chez les enfants sont gratuits. Si ce n’est pas le cas, Solidaris vous accorde un remboursement jusqu’à 30€ par an.